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Les enquêtes de l'inspecteur Sherry - jeudi 12 avril 2007
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Sur les origines du whisky : de la quasi-certitude au doute profond
Moi
qui pensait avoir tout-bien-appris-bien-compris…
C’était pourtant si simple… Des religieux irlandais
avaient inventé l’uisge beatha au Vème
siècle, avant que la bien nommée tribu des Scots,
à qui il ne fallait pas la raconter côté boisson
d’homme, n’emporte la divine recette en passant d’une
île à l’autre, prélude à la fondation
de la nation qui allait hériter de son nom quelques temps plus
tard…
L’histoire
était belle et simple, trop belle et trop simple
peut-être. Elle permettait au passage de réconcilier
écossais et irlandais autour d’un dram national : aux uns
le génie de l’invention, aux autres la gloire
d’avoir porté cet alcool à des sommets plus
élevés encore que ceux des alambics de Glenmorangie.
Mais tout
ça, c’était avant. Avant ce dimanche d’avril
qui me vit réveillé par la sonnerie insistante de mon
téléphone portable. A l’autre bout du fil (selon
une expression désuète dont la persistance à
l’heure de la téléphonie mobile ne lui donne que
plus de charme), la voix haletante de l’inspecteur Sherry
témoignait d’un état d’excitation rarement
atteint chez le ténébreux enquêteur. Il faut dire
qu’il y avait de quoi en perdre son latin. Il avait mis la main
sur des informations de toute première importance. Des
informations auquel tout un chacun avait accès depuis des
années. C’était si gros que personne ne s’en
était rendu compte. Et
pourtant…
Pourtant, il
suffisait de lire. Et pour ne pas vous faire languir plus longtemps, je
vais vous communiquer les références exactes, afin que
vous puissiez vérifier par vous-mêmes.
L’Odyssée d’Astérix, p.17. Nous sommes en 50
avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les
Romains… Toute ? Non ! Un village peuplé
d’irréductibles Gaulois… Ok, ok, vous connaissez la
suite, filons p. 17. Le ci-devant druide Zérozérosix, aux
faux airs de James Bond version Sean Connery, illustre descendant des
Scots (tiens tiens…), prodigue à
son éminent collègue Panoramix, et ce
afin de le soigner (note pour plus tard : un point à verser au
dossier des vertus curatives du whisky), « une liqueur de grain
distillée en Calédonie (Ecosse ancienne) ».
Plus de 5 siècles avant la prétendue invention du whisky en Irlande !!!
Je vois
d’ici arriver les hordes de sceptiques avec leurs objections.
Mais je vois aussi déjà les failles de leurs arguments en
béton. Primo, diront-ils, il est ici fait mention d’une
liqueur et pas d’un alcool. Inculture, réponds-je,
n’importe quel spécialiste des langues gaéliques
sait bien que ces deux termes étaient synonymes à cette
époque reculée (bon là j’avoue, j’y
vais au culot parce qu’en fait j’en sais rien). Secundo, le
druide parle bien de grain et pas de malt, or les premiers whiskies
étaient bien de malt, le grain ne faisant son apparition que
quelques siècles plus tard, dans le seul but de rendre plus
agréable au délicat palais des aristocrates anglais la
rustique boisson du highlander. Mais ne peut-on mettre cette confusion
sur le dos d’une traduction hasardeuse d’Uderzo qui, en
tant que non spécialiste de la chose maltesque, aurait
laissé filer cette coquille en faisant passer sa source
historique de la langue de John Barleycorn à celle de Voltaire ?
A tout le moins, le doute est permis. Et je dirais même
qu’il est levé, dès lors qu’on veut bien se
donner la peine de passer à l’image suivante : «
mais c’est peut-être un peu fort et je pense que ce serait
meilleur dilué dans de l’eau avec des glaçons
», ajoute le druide calédophile. Référence
indiscutable au whisky, même si ce n’est pas à sa
face la plus glorieuse.
La
conclusion tient en une phrase qui, je pense, ne pourra que mettre tout
le monde d’accord : nier que le whisky existait
déjà en Ecosse en 50 avant Jésus-Christ,
c’est tout simplement mettre en question les indiscutables
qualités d’historien de M. Uderzo. A bon entendeur…
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Jeune Taureau de Tourbe - Lundi 08 janvier 2007
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Au
menu ce soir, un whisky tout nouveau tout beau de la toute nouvelle
toute belle gamme « Malt pedigree » de la Maison du whisky.
Zieutez un peu
l’étiquette, ça en jette. Cliquez sur l'image
pour voir l'étiquette entière.
Une
étiquette à l’information minimaliste
d’ailleurs (Islay 2001 57,3%), contrairement à ce qui
était présenté sur le catalogue de la MW (date de
distillation et mise en bouteille, n° de fût etc.). Question
de choix, personnellement
ça ne me gêne pas et je trouve que ça ajoute cette
part de mystère d’où, n’hésitons pas
à la dire, naissent les légendes
(ni plus ni moins). Mais dans l’immédiat ce manque
d’informations laisse un question grave en suspens : quel est
l’âge de ce whisky ?
Pour
qui suit un minimum l’actualité des nouveaux produits de
la MW, il s’agit d’un embouteillage de 2006. Il
s’agit donc d’un whisky âgé
de 4 ou 5 ans. Plutôt jeune ce peatbull, me direz-vous.
C’est oublier qu’en âge-chien, un whisky de 4-5 ans a
en réalité entre 28 et
35 ans, ce qui le situe dans la catégorie « plutôt
vieux – très vieux ». Mais trêve de
jappements, passons à la dégustation.
La truffe
se révèle au premier abord tourbée et
fruitée. A l’aération tout cela se précise
un peu : beaucoup de fumée, vraiment très fumé, pomme granny smith, citron, encore fumée. En gueule c’est un whisky tourbé, fumé, très fumé. Un petit poil métallique, étrangement
pour un whisky d’une trentaine d’années, mais enfin
pas de quoi gêner la dégustation, c’est vraiment
pour chipoter un poil.
Un peu de cacao également. L’ajout d’eau fait
ressortir une amertume mi agréable - mi un peu gênante
(oui bon OK, le gars qui se
mouille pas…), un côté un peu fermier, tandis que
le côté fumé devient cendré (normal quand on
ajoute de l’eau, c’est sûr…). Au final
c’est un whisky très équilibré, bien
balancé, dont on ne peut pas dire qu’il soit trop jeune
(même en âge-homme), mais de justesse.
Moyennement complexe mais ce n’est pas ce qu’on lui
demande, il est franc du collier et j’aime ça. Un whisky
qui a du chien (oui,
je sais… j’avais promis à mes collègues de
la WCKrew de pas la faire celle-là, mais j’ai pas pu
résister…). Il mérite bien sa note de 119/140 (en note-chien), ce qui lui vaut dans les WC Awards un très beau Wouf d’Argent.
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Le meilleur verre du Monde! - Lundi 16 octobre 2006
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Vous
en avez rêvé, WC l’a fait. LE test ultime. 4+1
verres au banc d’essai dans ce qui restera sans doute dans les
mémoires comme la tentative la plus aboutie pour identifier le
meilleur verre à whisky au monde.
Trois
dégustateurs de haut niveau, à savoir vos
serviteurs… Les impératifs budgétaires et
temporels bien compréhensibles en ces temps de récession
économique nous aurons toutefois contraint à utiliser un
whisky différent pour chaque verre. Plus vite, plus rentable,
telle est la devise de nos sociétés et nous nous y
plions. Nous pensons toutefois être en mesure de désigner
de la manière la plus scientifique possible le WhiskyCircus Best Glass Ever ™ (WCBGE™)
Chaque
verre est disposé sur la table et rempli d’un whisky
différent mais de même qualité :
- Verre Maison du whisky : Clynelish 1972 32 ans 49,9% Single malts of Scotland
- Verre à pied Whisky Magazine : Highland Park 1980 24 ans 55,1% Duncan Taylor
- Verre Michael Jackson : Port Ellen 1983 21 ans 50% Old malt cask
- Verre « Glencairn » Whisky Magazine : Ardbeg 1996 9 ans 46% Gordon & Macphail single cask
- Verre gradué « Giuseppe » (comment ça on a piqué ce verre au live ???) : un vatting des 4 précédents
Le
contenu des verres est ensuite analysé par nos nez experts et
comparé avec la plus grande attention pour faire ressortir les
caractéristiques spécifiques de chacun. Voici les
résultats :
Le verre
Maison du whisky fait ressortir clairement des arômes fermiers et
de fruits exotiques. C’est un verre précis, pas
exubérant, beaucoup de classe. Indubitablement un bon verre.
Avec le
verre à pied Whisky Magazine, on change d’univers. Algue,
herbe séchée remouillée, mielosther.
Intéressant.
Le verre
« Glencairn » est pour sa part celui dans lequel
il y a le plus de différences. Je pourrais vous dire que
j’ai trouvé que ce verre restituait des arômes
tourbés et métalliques, mais je préfère
laisser la parole à Sacha et Benoît dont le vocabulaire
est incroyablement plus riche que le mien : « Pas
fermier, de la ville. Mécanique, les temps modernes, Chaplin,
Fritz Lang, metropolis. Ford T ». Un (uni)verre à
part, donc…
Vient
enfin le héros-surprise de la soirée, le verre Michael
Jackson. Quand je repense à la manière dont il a
renversé la vapeur in extremis, j’en suis encore tout
retourné… Lors d’un premier tour de nosing, rien.
Le néant le plus total. A peine une légère odeur
d’eau, mais alors de l’eau sans goût. Notre
stupéfaction est à son comble, et nous décidons
alors de prendre des mesures exceptionnelles. Nous allons retirer le
chapeau du verre. La suite de la dégustation nous laisse penser
que bien nous en a pris... On pourra toujours crier au scandale,
à la rupture de l’égalité entre les
candidats. Le verre de MJ aura pour certains
bénéficié d’un honteux coup de pouce.
Toujours est-il que c’est la révélation : des
arômes cendrés, de curry, de grillé, de ferme, de
banane flambée. Et surtout le tiramisu, clair et net comme un
whisky filtré. Splendide. Ce verre prend la tête du
concours et ne la lâchera jamais. Nous ne nous parvenons toujours
pas à nous expliquer l'utilité du chapeau, outre des
considérations esthétiques finalement assez discutables
celui ci ne présente que des inconvénients au cours d'une
dégustation. N'hésitez donc pas à faire comme nous
et à ne pas l'utiliser pour boire dans le verre.
Le
dernier concurrent en lice, le verre Giuseppe, est relativement plus
neutre, même si des arômes fermiers s’expriment
là encore. Mais dans le cas précis de ce verre, au vu du
vatting opéré, on peut légitimement se demander si
ce ne sont pas les arômes intrinsèques du whisky qui ont
joué plus que les caractéristiques propres du verre. Le
débat est ouvert…
WCBGE™ : Michael Jackson !!!
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Trois hommes et un Coffey Grain - Lundi 11 septembre 2006
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Eeeh
merde… Ben voilà, on voulait faire une note de
dégust’ amusante sur ce Coffey Grain que nous avons
choyé comme des pères...
Mais voilà, nos papilles n’ont pas voulu qu’il en soit ainsi. Ce Nikka est trop sérieux pour ça. Pain d’épices, glace au café et vanille se marient
harmonieusement dans ce whisky d’une grande classe. Pas le
moindre débordement sucré, pas le moindre dérapage
verni, le travail remarquable des gens de chez Nikka m’a personnellement (fraîchement) coupé l’herbe sous le pied.
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| Je laisse la parole à mes collègues, mais je crois qu’ils n’ont pas été beaucoup plus inspirés. 18/20 pour Vincent.
Ouaip,
un bon whisky de grain, classieux, qui ne manque pas de panache tout en
restant sérieux. Notes assez précises de glace au
café comme l'a fort justement mentionné Vincent, vous
conviendrez qu'il n'y a pas de quoi en rigoler. Finalement, je ne m'en
plaindrai pas, je
préfère encore goûter un bon whisky qu'un whisky amusant. Ce fut le cas ici... Benoît.
Bon
ok c’est un bon whisky de grain mais faut quand même dire
que les 62 gigowatts aident à garder le sourire. Il me rappelle
le fond du pot de café liegeois MIKO du vendredi soir de «
t’cheu » moi, du gourmand quoi, avec de la vanille
effectivement et une pincée de bois. C’est franc et droit, peut-être un peu trop pour moi. Sacha.
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La dialectique du Whisky - Dimanche 27 août 2006
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| Réponse à Sacha Gosselin sur le Linlithgow 30 ans Signatory Vintage |
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J’ai
enfin pu goûter ce Linlithgow dont Sacha m’a filé un
échantillon. Et je dois dire que tant mes propres sensations que
la comparaison de celles-ci avec celles de Sacha m’ont
inspiré une réflexion sur ce que je
n’hésiterais pas à appeler la « dialectique
du whisky » (c’est dans le titre, suivez un peu!).
La
dégustation du whisky est qualifiée par certains
d’art, par d’autres de science, par des troisièmes
de « seulement du plaisir » (on devine la
dégénérescence du genre humain sous-jacente
à cette dernière philosophie…) ; je ne parle
même pas de ceux pour qui c’est une simple beuverie. Mais
toutes ces manières de présenter les choses
relèvent de simplifications extrêmes, visiblement
produites par des esprits peu enclins à la réflexion.
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En réalité, le concept pertinent pour envisager la
dégustation du whisky est celui de dialectique (oui, bon, je
sais, ça fait un peu marxiste… et alors, pourquoi
n’y aurait-il pas une école marxiste de la
dégustation du whisky ?). Plus précisément, il
s’agit d’une dialectique
objectivité/subjectivité, qui interroge le
dégustateur au plus profond de son âme,
jusqu’à remettre en cause tout ce qu’il croyait
solidement établi du fait de l’aliénation dont il
est l’objet depuis sa plus tendre enfance (un conditionnement qui
commence dès le biberon).
Je vous
sens aussi troublés qu’un very cloudy, je vais donc vous
démontrer la pertinence de mon propos en m’appuyant sur la
dégustation du Linlithgow susmentionné. Sans entrer dans
un luxe de détails sur le profil aromatique de ce whisky (Sacha
l’a très bien fait), je voudrais aborder
l’épineuse question de la notation. J’ai pour ma
part longuement hésité et changé plusieurs fois
mon fusil d’épaule à ce sujet.
Au cœur de
cette hésitation, la dialectique
objectivité/subjectivité. D’un côté,
une analyse objective du whisky me commandait de lui mettre un bon
18/20 : finesse et complexité se rejoignaient dans une
sublimation réciproque qui conféraient indubitablement
à ce Lili (pour faire court) le qualificatif de «
très beau ». En même temps, une analyse plus
subjective m’appelait à baisser cette note à
17,5/20 car le manque de « waouw c’est bon » dont
faisait indéniablement preuve ce whisky lui valait pour sa part
le qualificatif peu glorieux de « il manque quelque chose ».
Introduisons
maintenant un élément extérieur dans ce jeu
à deux acteurs : la note de Sacha, à savoir 19/20. Il
aurait été facile pour moi de l’écarter au
prétexte qu’étant incontestablement subjective,
elle relevait de sa propre appréciation et ne pouvait donc
être intégrée à ma réflexion.
Mais
quand on sait à quel point l’ami Sacha est un
Maître-nez, je lui accorde sans souci une certaine dose
d’objectivité qui, bien qu’elle semble assez
intuitive et sous-jacente à la lecture de son commentaire,
n’en est pas moins réelle. Comment dès lors peut-il
noter ce whisky 19/20 et moi 17,5/20 (car c’est la note que je
lui accordai finalement) alors que l’objectivité semblait
présente dans nos deux commentaires ?
Je réfute également l’argument de la
différence d’échelle, trop simpliste à mon
goût. Pour résoudre ce paradoxe qui se greffe sur ma
dialectique initiale, je dois donc maintenant faire appel à un
tout nouveau concept que j’ai spécialement construit pour
les besoins de ma démonstration, celui de trilectique (de la
dialectique à trois, si vous préférez, mais bon
comme disait Coluche, déjà qu’à deux
c’est dégueulasse…).
Mais
comme ce concept est, je le sens, un peu trop compliqué pour
vous… et aussi pour moi je l’avoue (là je commence
à perdre un peu le fil de ma démonstration…),
simplifions. Si une bonne dose d’objectivité nous
amène à des conclusions différentes, c’est
que le concept même d’objectivité doit être
interrogé.
L’objectivité absolue ne semble pas possible, même
en se mettant d’accord par avance sur des critères
précis. Parce qu’il y a toujours une part
d’appréciation personnelle dans l’évaluation
de ces critères objectifs. Selon que l’on a le nez fin, la
langue bien pendue, la lèvre charnue, le front reculé ou
les genoux fragiles, on n’évaluera pas de la même
manière la complexité d’un whisky, sa robustesse ou
sa douceur.
Quant à la
subjectivité, pourquoi l’envisager dans un rapport
dialectique avec l’objectivité ? Ne vaudrait-il pas mieux
l’intégrer dans l’échelle de
pseudo-objectivité en tant que « part variable
irréductible et incompressible » ? Ainsi ma dialectique
initiale disparaît, et je peux raisonner dans le cadre
d’une dialectique de second degré entre ma note et celle
de Sacha, le concept un peu lourd de trilectique pouvant maintenant
être écarté.
La question est maintenant posée beaucoup plus clairement :
pourquoi Sacha a-t-il mis 19/20 à ce whisky et moi 17,5/20,
chacun avec notre part variable de subjectivité
intégrée dans notre échelle de
pseudo-objectivité ? Si l’on admet que cette part de
subjectivité ne peut pas expliquer un écart d’1,5
pt, ce que j’ai postulé dès le départ en
accordant un 18/20 au Lili comme « note objective », il
apparaît que la réponse à cette question est
clairement hors de ma portée.
Mais tous ces développements nous auront au moins permis de
faire avancer considérablement notre compréhension des
choses grâce à la création d’un certain
nombre de concepts brillantissimes, sans toutefois parvenir à
des réponses pertinentes. Après tout, n’est-ce pas
là une bonne définition du marxisme ?
Note pour ce whisky : 17,5/20 pour Vincent |
Sherry Amontillado Tio Diego Valdespino -
Lundi
14 aout 2006
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Benoit
- Haha, retour aux sources avec ce
xérès, qui a zoné
dans des fûts où plus tard se trouvera du bon
whisky ! Pour ma part, c'est le
genre de boissons que j'aime beaucoup, une amertume bien sentie, des
arômes de
noix et de raisin confit, super.
Par contre, deux bémols
à mentionner : ce
n'est sans doute pas adapté à tout moment de la
journée, plutôt pour un quatre
heures, ou un apéro en extérieur, en tout cas pas
en accompagnement de repas
comme nous l'avait proposé Vincent.
Et aussi, il convient de
ne vraiment pas en
abuser, sous peine de sérieux problèmes le
lendemain matin, trois modestes
verres ayant suffi à faire s'abattre le malheur sur Sacha et
moi-même... Bien
remis, Sacha? |
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Sacha
- Grmllglmlblurp…
Moi qui m’émerveillais d’avance de déguster
le fruit des entrailles Xérèsiens, père des
meilleurs whiskies (j’assume) j’avoue avoir
été déçu. Pour cette version en tous cas,
je n’hésiterai pas à déguster de nouveau une
autre cuvée. Mais celle-ci, m’a laissé de marbre,
le nez est correct sans plus mais la bouche est plat à moins que
cela soit le contraire car en fait le seul souvenir que j’ai
c’est d’en avoir été malade de 6h à 8h
le lendemain matin et forcément ça plombe la note.
Recalé.
Vincent
A moi
de jouer, eh bien je ne suis pas le seul fautif d’avoir servi ce
Xérès à mes hôtes d’un soir,
puisqu’il m’avait été recommandé par
Jean-Marc B. de La M****n du W****y (je laisse l’anonymat pour ne
pas l’accabler). Le nez est assez sympathique mais en bouche
patatras, c’est plat pour ne pas dire aqueux (et quand
c’est aqueux, j’honnis). Par contre ayant l’estomac
solidement accroché, je n’ai pas souffert des mêmes
turpitudes digestives que mes alcoolytes, mais ce Sherry Don Diego joue
plus les Zéro que les Zorro.
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Ben Nevis 1975 - Mardi
8 aout 2006
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Que ce
soit par un temps de chien ou pendant la canicule il est toujours temps
de se servir un petit whisky.
C'est vrai que ce n'est pas forcément facile quand il fait
très chaud comme en ce moment sur toute la France mais le
courage de la WCircus Krew
est
infaillible et après cette terrible journée du
dimanche 9
juillet 2006, le 14 juillet m'a donné un
véritable coup
de boule au moral et au devoir patriotique:
Accomplir une mission périlleuse en dégustant un
whisky
proche des 64% à l'ombre. Un whisky de 30 ans qui
pèse
63.9%, whouu, les anges ont oublié de prendre leur
quote-part.
Techniquement ce Ben Nevis a du vivre dans un endroit chaud genre le
bureau sans clim' dans les Algecos de mes pauvres et
dégoulinants collègues et évoluer
lentement comme
mon cerveau en ce moment.
Ben Nevis
1975 - 30 ans Signatory Vintage Cask Strength Collection 63.9% -
Bourbon Barrel |
Couleur
or c'est dans un fût de bourbon que ce whisky à
passé sa vie. Au nez,
après avoir bien choisi le type de verre et attendu quelques
minutes pour éviter de se prendre la chaleur de l'alcool,
apparait des notes de confiture de poire, iris, pêche
blanche, il
est robuste mais assez complexe.
En bouche
avec un filet d'eau
c'est bien mieux sauf si vous envisagez de vous arracher une dent en
solo. En bouche donc, c'est la grange qui prend le dessus avec des
notes d'herbes sèches, foin avec un soupcon de fruits
exotiques
et d'iode (verte). Même avec l'ajout d'eau il reste dense en finale il ne perd
rien de sa puissance face aux tirs aux buts. Bref une
belle expression de Ben Nevis, 860/1000 pour Sacha. |
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Drôles
de drams
Rencontres
plus ou moins nocturnes autour d'un verre de whisky dans des lieux plus
ou moins étranges. Bien calés dans le
canapé de luxe Ikea et nous voilà parti
à la quête du St-Graal whiskiesque..
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Archives
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