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Sint Sixtus 12 alias
Westvleteren 12 - Jeudi
02 novembre 2006
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Allez,
on continue avec du très lourd, et du trappiste, avec la
Sint
Sixtus 12, aussi appelée Westvleteren 12 (Sint Sixtus c'est
le nom de
l'abbaye, et Westvleteren le nom du patelin). L'abbaye brasse aussi une
6 (blonde) et une 8 (brune).
Point
funky, les bouteilles
ne présentent pas d'étiquette, tout est
marqué sur
la capsule, avec une couleur distinctive pour chacune des
bières
de l'abbaye.
Ici c'est la jaune.
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La
bière est très sombre et épaisse, et
développe une mousse relativement abondante mais peu
persistante. Par delà les arômes assez
marqués de
café, on retient surtout le très bon
équilibre
entre amertume, goût et degré d’alcool,
qui fait de
cette bière une tuerie. Dans le plus pur style trappiste,
très similaire par exemple à la rochefort 10,
mais en
mieux à mon humble avis A noter, cette bière
supporte
très bien un vieillissement (2 ans est une durée
généralement admise comme pas mal), qui lui
apporte une
amertume maltée et un goût de levure
extrêmement
prononcés.
Devant tant d'éloges, une phrase vient
spontanément
à l'esprit du lecteur : Yeah, je vais l'acheter! Ben non,
ça marche pas comme ça. Enfin si, mais c'est
compliqué. En fait le gros hic de cette bière,
c'est
qu'elle n'est pour ainsi dire pas du tout diffusée. En gros
on
peut en acheter à l'abbaye par caisses de 24, où
au
café In De Vrede situé juste en face, par paquets
de 6.
Ce ne serait pas trop grave si l'abbaye n'était pas
située au milieu de nulle part, dans la campagne belge, le
genre
d'endroit où on ne va pas en vacances.
Et pour parfaire le tout, même à l'abbaye il n'y
en a pas
toujours, les moines ne ressentant pas le besoin d'augmenter la
production de cette bière censée subvenir
uniquement
à leurs besoins. La morale de tout ça, c'est que
ça vaut le coup d'aller s'en procurer, pour sur. Mais
ça
vaut encore plus le coup de téléphoner avant pour
savoir
si la bière est disponible à la vente, une
après
midi
pourrie est si vite arrivée...
La note : 18/20
pour la
première. 14/20 pour la seconde qui peut avoir un peu plus
de
mal à passer. 11 pour la troisième, on reste au
dessus de
la moyenne mais ça va plus très fort. Pour les
quatrièmes, cinquièmes voire sixièmes,
c'est la
chute, avec des notes respectives de 8/20, 5/20 et 3/20, et de gros
problèmes gastriques. |
Andechs weissbier, Bitte! - Dimanche
27 août 2006
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Première
bière non belge présentée dans ces
pages, ce sera
une bière teutonne, une Münicher weissbier pour
être
précis. Pour faire rapide, c'est assez proche des
bières
blanches belges, les épices en moins, la quantité
en plus.
Pour redire la même chose en plus long, il s'agit d'une
bière dans la composition de laquelle apparaît le
froment
(en allemagne il est malté, en belgique non) en plus de
l'orge
maltée, de l'eau, du houblon et des levures.
Ici, pas d'épices types coriandre ou écorce
d'orange
comme c'est la cas dans les cousines belges. Enfin, la bière
de
base en allemagne, c'est le demi litre, mais les gens bien
élevés en prennent un litre, comme le verre sur
la photo.
Ils disent alors ces douces paroles : «Ein Mas Bier, bitte!
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La bière
en question ici est brassée à l'abbaye
d'Andechs.
En quelque sorte, il s'agit d'une trappiste belge, même si
l'appellation n'est pas présente ici (Une sombre histoire
d'ordre monastique différent et de capitalisme
rampant...).Cette abbaye brasse par ailleurs 6
autres bières de façon permanente, plus
quelques une de manière plus sporadique.
La weissbier est elle d'un grand classicisme, une belle mousse, une
texture assez épaisse (bière non
filtrée), assez
pétillante. Très agréable en
apéritif par
des saveurs sucrées et un goût de levure
marqué
mais doux. Ce type de bière n'est pas
nécessairement le
plus riche d'un point de vue gustatif, mais constitue une excellente
bière d'été, quand il fait beau et
beau.
Par rapport aux autres weissbier trouvables de ci de là, on
se
situe dans la moyenne haute, même si les
différences sont
relativement peu marquées dans ce type de bière.
A
signaler, il est possible d'obtenir la méga classe en allant
la
boire à son lieu de brassage en bavière, c'est
joli tout
plein, et on peut tenter l'alliance culinaire bière +
Kartoffelnsalat en compagnie de centaines de locaux qui
procèdent de même. |
Oudbeitje sous 40°C - lundi
24 juillet 2006
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Ouh,
qu'est ce qu'il fait
chaud... Pour me consoler, je me pose dans un hamac entre deux
platanes, je respire les effluves des champs de lavande environnants,
et je bois une Oudbeitje de Hanssens. Ha la belle vie !
...
Bon,
j'avoue, mise en
situation fallacieuse, en vrai je suis dans mon fauteuil gonflable
à
Paris et je respire les gaz d'échappement. Par contre je
bois bien une
Oudbeitje, qui est bien une bière produite par Hanssens,
brasserie ci
dessous décrite ! |
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En
fait, Hanssens n'est pas à proprement parler une brasserie,
il
s'agit tout comme De Cam d'un coupeur de gueuze, c'est
à
dire quelqu'un qui achète des lambics pour ensuite les
travailler de différentes manières et les vendre
sous
forme de gueuze, kriek, ou autres choses plus folkloriques.
On peut se procurer les produits Hanssens dans une espèce de
bar
situé dans le lieu de production, dans une petite ville non
loin
de Bruxelles, là même où des
autochtones
passent le samedi matin remplir leur bidon de kriek pour la semaine,
action classe s'il en est.
Et la Oudbeitje, c'est un lambic à la fraise.
Drôle
d'idée... Cette bière à un
aspect
cuivré et ne mousse quasiment pas. Au nez, ça
colle, la
fraise parvient à faire oublier l'aspect organique
habituel aux produits Hanssens. Par contre, ensuite, le goût
de
fraise se fait moins présent, ou en tout cas pas sous la
forme
attendue.
Le tout est globalement bon, mais le mariage entre le lambic et la
fraise ne m'a pas paru très équilibré;
on se
retrouve finalement avec une amertume moyennement agréable,
ce
qui confirmait un peu mes craintes venant des recommandations de boire
cette bière froide.
Finalement, on ne peut pas dire que ce soit une mauvaise
bière,
loin de là , mais il semblerait quand même que la
cerise
se marie mieux avec le lambic que ne le fait la fraise. Les autres
produits Hanssens, plus classiques, sont également
meilleurs...
Dur de mettre une note pour cette bière atypique, à la louche 13/20,
largement buvable, mais en deça des true lambics habituels.
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Kriek De Cam sur le Web - mercredi
21 juin 2006
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Hop, on
va parler d'une kriek cette fois ci, la kriek De Cam en
l'occurence.
Karel Gosseau, le « chef » de De Cam est un coupeur
de
lambic, ce qui signifie qu'il ne brasse pas lui même son
lambic,
mais qu'il l'achète à des brasseries voisines
pour
prendre en charge le vieillissement et l'adjonction des cerises dans le
tonneau. Un peu facile me direz vous, il pourrait se fouler un peu plus
et brasser lui même le saligaud. Et je répondrai
non non
pas du tout, car son véritable métier
est
maître brasseur chez Slaghmuylder, sympathique brasserie
belge
qui produit la série des Witkap.
Karel
Goddeau ne s'occupe donc de De Cam que les week end, presque
bénévolement étant donné
que personne n'est jamais devenu maître du
monde en vendant des lambics. |
Revenons
en à cette kriek. Pour l'aspect visuel je vous renvoie
à
la merveilleuse photo non loin, où les plus perspicaces
pourront
noter que cette bière est joliment rouge/marron et ne mousse
pas
du tout. Le côté légèrement
trouble vient de
la non filtration et du gros paquet de levure au fond, ne vous
inquiétez pas c'est bon quand même !
Pour le reste, c'est une tuerie™, l'une des meilleures krieks
que
j'aie goûté à ce jour. Le
goût de noyau si
souvent présent se fait ici relativement discret, ce qui en
soi
n'est pas un gage de qualité, mais en l'occurence cela
permet au
fruité de triompher, la cerise est bel et bien là
dans sa
quintessence, et l'acidité inhérente à
ce type de
boissons, qui peut à la longue être
écoeurante, est
parfaitement balancée. Du coup, le verre plein est vite
vide, on
peut le plaindre... Et l'on regrette le manque total de distribution de
cette bière, vaguement trouvable dans les environs de
Bruxelles...
la
note : 2/2
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Ich Mag
Bier...
De la bière dans mon whisky
Ben
voui.. Avant de devenir whisky, notre breuvage favori passe
dans
d'énormes cuves appelées "washback" dont le
résultat est proche, après
fermentation, de la
bière .
Notre
ami Benoit est tombé dedans quand il
était petit. Maintenant il vous propose ses commentaires.
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