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Andechs weissbier, Bitte! - Dimanche 27 août 2006
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Première
bière non belge présentée dans ces pages, ce sera
une bière teutonne, une Münicher weissbier pour être
précis. Pour faire rapide, c'est assez proche des bières
blanches belges, les épices en moins, la quantité en plus.
Pour redire la même chose en plus long, il s'agit d'une
bière dans la composition de laquelle apparaît le froment
(en allemagne il est malté, en belgique non) en plus de l'orge
maltée, de l'eau, du houblon et des levures.
Ici, pas d'épices types coriandre ou écorce d'orange
comme c'est la cas dans les cousines belges. Enfin, la bière de
base en allemagne, c'est le demi litre, mais les gens bien
élevés en prennent un litre, comme le verre sur la photo.
Ils disent alors ces douces paroles : «Ein Mas Bier, bitte!
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La bière en question ici est brassée à l'abbaye d'Andechs.
En quelque sorte, il s'agit d'une trappiste belge, même si
l'appellation n'est pas présente ici (Une sombre histoire
d'ordre monastique différent et de capitalisme rampant...).Cette abbaye brasse par ailleurs 6 autres bières de façon permanente, plus quelques une de manière plus sporadique.
La weissbier est elle d'un grand classicisme, une belle mousse, une
texture assez épaisse (bière non filtrée), assez
pétillante. Très agréable en apéritif par
des saveurs sucrées et un goût de levure marqué
mais doux. Ce type de bière n'est pas nécessairement le
plus riche d'un point de vue gustatif, mais constitue une excellente
bière d'été, quand il fait beau et beau.
Par rapport aux autres weissbier trouvables de ci de là, on se
situe dans la moyenne haute, même si les différences sont
relativement peu marquées dans ce type de bière. A
signaler, il est possible d'obtenir la méga classe en allant la
boire à son lieu de brassage en bavière, c'est joli tout
plein, et on peut tenter l'alliance culinaire bière +
Kartoffelnsalat en compagnie de centaines de locaux qui
procèdent de même. |
Oudbeitje sous 40°C - lundi 24 juillet 2006
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Ouh, qu'est ce qu'il fait
chaud... Pour me consoler, je me pose dans un hamac entre deux
platanes, je respire les effluves des champs de lavande environnants,
et je bois une Oudbeitje de Hanssens. Ha la belle vie !
...
Bon, j'avoue, mise en
situation fallacieuse, en vrai je suis dans mon fauteuil gonflable à
Paris et je respire les gaz d'échappement. Par contre je bois bien une
Oudbeitje, qui est bien une bière produite par Hanssens, brasserie ci
dessous décrite ! |
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En
fait, Hanssens n'est pas à proprement parler une brasserie, il
s'agit tout comme De Cam d'un coupeur de gueuze, c'est à
dire quelqu'un qui achète des lambics pour ensuite les
travailler de différentes manières et les vendre sous
forme de gueuze, kriek, ou autres choses plus folkloriques.
On peut se procurer les produits Hanssens dans une espèce de bar
situé dans le lieu de production, dans une petite ville non loin
de Bruxelles, là même où des autochtones
passent le samedi matin remplir leur bidon de kriek pour la semaine,
action classe s'il en est.
Et la Oudbeitje, c'est un lambic à la fraise. Drôle
d'idée... Cette bière à un aspect
cuivré et ne mousse quasiment pas. Au nez, ça colle, la
fraise parvient à faire oublier l'aspect organique
habituel aux produits Hanssens. Par contre, ensuite, le goût de
fraise se fait moins présent, ou en tout cas pas sous la forme
attendue.
Le tout est globalement bon, mais le mariage entre le lambic et la
fraise ne m'a pas paru très équilibré; on se
retrouve finalement avec une amertume moyennement agréable, ce
qui confirmait un peu mes craintes venant des recommandations de boire
cette bière froide.
Finalement, on ne peut pas dire que ce soit une mauvaise bière,
loin de là , mais il semblerait quand même que la cerise
se marie mieux avec le lambic que ne le fait la fraise. Les autres
produits Hanssens, plus classiques, sont également meilleurs...
Dur de mettre une note pour cette bière atypique, à la louche 13/20, largement buvable, mais en deça des true lambics habituels.
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Kriek De Cam sur le Web - mercredi 21 juin 2006
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Hop, on va parler d'une kriek cette fois ci, la kriek De Cam en l'occurence.
Karel Gosseau, le « chef » de De Cam est un coupeur de
lambic, ce qui signifie qu'il ne brasse pas lui même son lambic,
mais qu'il l'achète à des brasseries voisines pour
prendre en charge le vieillissement et l'adjonction des cerises dans le
tonneau. Un peu facile me direz vous, il pourrait se fouler un peu plus
et brasser lui même le saligaud. Et je répondrai non non
pas du tout, car son véritable métier est
maître brasseur chez Slaghmuylder, sympathique brasserie belge
qui produit la série des Witkap.
Karel Goddeau ne s'occupe donc de De Cam que les week end, presque
bénévolement étant donné que personne n'est jamais devenu maître du
monde en vendant des lambics. |
Revenons
en à cette kriek. Pour l'aspect visuel je vous renvoie à
la merveilleuse photo non loin, où les plus perspicaces pourront
noter que cette bière est joliment rouge/marron et ne mousse pas
du tout. Le côté légèrement trouble vient de
la non filtration et du gros paquet de levure au fond, ne vous
inquiétez pas c'est bon quand même !
Pour le reste, c'est une tuerie™, l'une des meilleures krieks que
j'aie goûté à ce jour. Le goût de noyau si
souvent présent se fait ici relativement discret, ce qui en soi
n'est pas un gage de qualité, mais en l'occurence cela permet au
fruité de triompher, la cerise est bel et bien là dans sa
quintessence, et l'acidité inhérente à ce type de
boissons, qui peut à la longue être écoeurante, est
parfaitement balancée. Du coup, le verre plein est vite vide, on
peut le plaindre... Et l'on regrette le manque total de distribution de
cette bière, vaguement trouvable dans les environs de
Bruxelles...
la note : 2/2
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Ich Mag
Bier...
De la bière dans mon whisky
Ben
voui.. Avant de devenir whisky, notre breuvage favori passe
dans
d'énormes cuves appelées "washback" dont le
résultat est proche, après
fermentation, de la
bière .
Notre
ami Benoit est tombé dedans quand il
était petit. Maintenant il vous propose ses commentaires.
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