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Oudbeitje sous 40°C - lundi 24 juillet 2006
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Ouh, qu'est ce qu'il fait
chaud... Pour me consoler, je me pose dans un hamac entre deux
platanes, je respire les effluves des champs de lavande environnants,
et je bois une Oudbeitje de Hanssens. Ha la belle vie !
...
Bon, j'avoue, mise en
situation fallacieuse, en vrai je suis dans mon fauteuil gonflable à
Paris et je respire les gaz d'échappement. Par contre je bois bien une
Oudbeitje, qui est bien une bière produite par Hanssens, brasserie ci
dessous décrite ! |
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En
fait, Hanssens n'est pas à proprement parler une brasserie, il
s'agit tout comme De Cam d'un coupeur de gueuze, c'est à
dire quelqu'un qui achète des lambics pour ensuite les
travailler de différentes manières et les vendre sous
forme de gueuze, kriek, ou autres choses plus folkloriques.
On peut se procurer les produits Hanssens dans une espèce de bar
situé dans le lieu de production, dans une petite ville non loin
de Bruxelles, là même où des autochtones
passent le samedi matin remplir leur bidon de kriek pour la semaine,
action classe s'il en est.
Et la Oudbeitje, c'est un lambic à la fraise. Drôle
d'idée... Cette bière à un aspect
cuivré et ne mousse quasiment pas. Au nez, ça colle, la
fraise parvient à faire oublier l'aspect organique
habituel aux produits Hanssens. Par contre, ensuite, le goût de
fraise se fait moins présent, ou en tout cas pas sous la forme
attendue.
Le tout est globalement bon, mais le mariage entre le lambic et la
fraise ne m'a pas paru très équilibré; on se
retrouve finalement avec une amertume moyennement agréable, ce
qui confirmait un peu mes craintes venant des recommandations de boire
cette bière froide.
Finalement, on ne peut pas dire que ce soit une mauvaise bière,
loin de là , mais il semblerait quand même que la cerise
se marie mieux avec le lambic que ne le fait la fraise. Les autres
produits Hanssens, plus classiques, sont également meilleurs...
Dur de mettre une note pour cette bière atypique, à la louche 13/20, largement buvable, mais en deça des true lambics habituels.
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Kriek De Cam sur le Web - mercredi 21 juin 2006
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Hop, on va parler d'une kriek cette fois ci, la kriek De Cam en l'occurence.
Karel Gosseau, le « chef » de De Cam est un coupeur de
lambic, ce qui signifie qu'il ne brasse pas lui même son lambic,
mais qu'il l'achète à des brasseries voisines pour
prendre en charge le vieillissement et l'adjonction des cerises dans le
tonneau. Un peu facile me direz vous, il pourrait se fouler un peu plus
et brasser lui même le saligaud. Et je répondrai non non
pas du tout, car son véritable métier est
maître brasseur chez Slaghmuylder, sympathique brasserie belge
qui produit la série des Witkap.
Karel Goddeau ne s'occupe donc de De Cam que les week end, presque
bénévolement étant donné que personne n'est jamais devenu maître du
monde en vendant des lambics. |
Revenons
en à cette kriek. Pour l'aspect visuel je vous renvoie à
la merveilleuse photo non loin, où les plus perspicaces pourront
noter que cette bière est joliment rouge/marron et ne mousse pas
du tout. Le côté légèrement trouble vient de
la non filtration et du gros paquet de levure au fond, ne vous
inquiétez pas c'est bon quand même !
Pour le reste, c'est une tuerie™, l'une des meilleures krieks que
j'aie goûté à ce jour. Le goût de noyau si
souvent présent se fait ici relativement discret, ce qui en soi
n'est pas un gage de qualité, mais en l'occurence cela permet au
fruité de triompher, la cerise est bel et bien là dans sa
quintessence, et l'acidité inhérente à ce type de
boissons, qui peut à la longue être écoeurante, est
parfaitement balancée. Du coup, le verre plein est vite vide, on
peut le plaindre... Et l'on regrette le manque total de distribution de
cette bière, vaguement trouvable dans les environs de
Bruxelles...
la note : 2/2
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Trappiste Rochefort 8 (ou plus) - lundi 15 mai 2006
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Hop, une nouvelle trappiste, la Rochefort 8, ça le fait. Ca ressemble à ça :
Une bière brune relativement claire, un peu trouble car pleine de levures. Grosse mousse crémeuse Nez : Ca sent très bon le malt torréfié.
Bouche : Un
goût super équilibré, légèrement
sucré, amertume de houblon, avec une grosse intensité de
malt torréfié.On sent les petites levures qui se
baladent, et qui contribuent à la grosse densité de la
bière. La finale est un peu chocolatée (miam). Total success en quelque
sorte. Les Rochefort font partie des bières les plus goûtues de
Belgique, entre autres parce qu'elles contiennent la dose de levure.
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La
refermentation en bouteille permet au petit facétieux qui verse
l'intégralité de la bouteille dans son verre de bénéficier d'un bon
début de repas en mangeant toutes les levures musclées qui s'y
trouvaient. Ceci dit, on peut y trouver quelques inconvénients, en
particulier les Rochefort ont tendance à être parfois un peu
écoeurantes, surtout en plein été.
A noter, une petite anecdote fort
amusante : la Rochefort 8 titre 9.2°. Les moines la brassant ont trop
picolé, me direz vous. Je vous répondrai que ça ne regarde qu'eux, mais
que le 8 indiqué sur la bouteille n'est pas le degré d'alcool, mais le
degré belge, ou la quantité de sucre présente dans le moût à la fin du
brassage, unité de mesure tombée dans l'oubli, et vaguement
proportionnelle au degré d'alcool. Incroyable, non? Ah oui, une note : 17/20. Enfin, les notes, hein... |
La Gueuze Boon (Boon tchak) -
mercredi
25
avril 2006
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La
gueuze Boon, c'est un classique dans le genre. C'est pourtant une des
plus récentes brasseries de Lambic, qui n'a produit sa
première gueuze qu'en 1990. En fait, la principale
qualité de cette bière, c'est de
réaliser une
union assez judicieuse entre authenticité et
accessibilité. Authenticité, parce qu'il s'agit
d'une
vraie gueuze traditionnelle, loin loin des lambics industriels pas bons
du tout, et accessibilité, parce que la gueuze Boon est
moins
agressive au palais du non initié que la Cantillon par
exemple.
Et hop, j'enchaîne sur un commentaire de
dégustation digne
des plus grands auteurs à ce sujet, attention messieurs
Michael
Jackson, Maître Kanter, et autres ténors du
journalisme
brassicole, me voici ! |
| Couleur
typique des gueuzes (voir la photo, je ne sais pas trop la
décrire) et fort dégagement gazeux qui
débouche
sur une grosse quantité de mousse relativement persistante. Nez
classique de gueuze, on peut pas dire que ça sente bon, au
contraire ça laisse plutôt une impression de
renfermé. Ca poke quoi. En bouche,
l'acidité est assez prononcée, mais laisse
néanmoins la place à un fruité assez
marqué
sur la pomme, et un bel équilibre se crée. Un
léger côté boisé
également, et on
pense parfois au cidre ou au champagne. En plus de sa richesse de
goût, la bière fait preuve d'un
côté
rafraîchissant très agréable. Pour
être
honnête, je ne pense pas que ce soit la meilleure gueuze ;
Cependant, sa distribution correcte, son conditionnement en petites
bouteilles de 25 cl pratiques pour une personne, et finalement sa bonne
qualité d'ensemble font que c'est l'une des
bières sur
lesquelles je reviens le plus souvent, toujours avec plaisir. Du coup,
et vu que la côte des Orval a grimpé en
flèche
depuis mon dernier commentaire, je préfère ne pas
lui
mettre de note, c'est plus prudent pour moi, mes stocks sont
à
plat... |
L'Orval, je la veux bien! - lundi
17
avril 2006
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Oh,
coup bas, voilà que je dois faire une note de
bière avec
un thème imposé par mes deux
collègues... Va pour
l'Orval donc,
ça ira, je connais, on va faire vite :
Couleur
: Orange, mousse abondante et persistante.
Nez
: houblon (pas savon comme diraient certains esprits
égarés)
Bouche
: amertume de houblon
Et voilà, c'est réglé ! A la prochaine
!
...
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Bon,
suite à une crainte de réprimandes violentes
quant
à cette non-chronique, je développe un peu :
L'Orval est
une des six bières trappistes belge. La bière est
donc
brassée au sein de l'abbaye, par un personnel laïc,
mais
sous la responsabilité des moines. Une seule
bière est
brassée et commercalisée par l'abbaye,
ambrée, et
titrant 6.2 ° d'alcool. Attention toutefois, au moment de la
mise
en bouteille la bière titre plutôt 5.2°,
mais au bout
de quelques années de vieillissement elle titre 7.2°
sous
l'effet d'une seconde fermentation en bouteille; une subtile moyenne
arithmétique a donc amené au 6.2°
figurant sur la
bouteille, pour plus d'informations sur le calcul contacter Sacha.
Et maintenant, retour sur la
synthétique note de
dégustation du début : s'il fallait un mot pour
décrire le goût de l'Orval, c'est houblon. Tout se
développe autour, depuis des arômes
fruités au nez
(vaguement pomme), jusqu'à une amertume assez top en bouche.
Pas
forcément la bière la plus facile à
apprivoiser,
assez atypique même, l'Orval n'en est pas moins une des
meilleures, voire la meilleure pour certains.
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Entre autre
qualités, parfait équilibre, vieillissement
positif
(jusqu'à 10 ans, développement, le goût
de levure
allant en s'amplifiant, avant une madérisation),
versatilité qui autorise sa consommation à tout
moment et
par tout temps, bouteille ambiance art-déco, la
liste est
longue... |
Voilà
voilà, on ne m'a pas briefé
à ce
sujet, je ne sais donc pas si je dois noter cette bière.
Dans le
doute, je lui mettrai 95, sans crainte que les prix ne s'envolent sur
Ebay, je ne m'appelle pas Serge!
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Ich Mag
Bier...
De la bière dans mon whisky
Ben
voui.. Avant de devenir whisky, notre breuvage favori passe
dans
d'énormes cuves appelées "washback" dont le
résultat est proche, après
fermentation, de la
bière .
Notre
ami Benoit est tombé dedans quand il
était petit. Maintenant il vous propose ses commentaires.
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Kriek De Cam
Trappiste Rochefort 8
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