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Invité
de
whiskycircus - Mardi 20 juin 2006
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Jean-Marie Kovacs!
Jean-Marie
ne veut pas parler de ses bébés mais nous, nous ne voyons
aucun inconvénient à le faire alors allez faire un tour
sur notre commentaire du Laphroaig "One Shot" Jean Boyer! Mais laissons-lui la parole.
Glen Garioch 1975/1990
Collection personnelle
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Embouteilleur
et importateur, passionné de l’Ecosse, de ses hommes et de
son histoire, lorsque Whiskycircus m’a proposé le micro,
j’ai choisi de ne pas parler des productions de notre
société Jean BOYER,
afin que mon intervention ne soit pas interprétée comme
une publicité. Les mauvaises langues diront sans doute que
c’est plutôt parce que je n’ai pas pu trouver parmi
nos produits un whisky qui vaille le moindre panégyrique. Je ne
souhaite pas répondre à cette vile pensée,
préférant me draper dans ma dignité et regarder de
haut ces malfaisants, à supposer qu’il y en ait.
C’est pour la même raison que j’ai choisi de ne pas
faire l’éloge d’un produit de mes concurrents, ni
d’ailleurs d’en démolir un, ce qui, vous pensez
bien, aurait été à la fois facile et
rafraîchissant, et m’aurait permis d’assouvir
publiquement la soif de sang et de vengeance qui me brûle les
entrailles à l’encontre de ces mécréants qui
osent faire le même métier que moi.
Voici donc une petite histoire presque réelle qui met en valeur
un whisky vestige du passé qui n’existe plus que chez nous.
Un jour de Juin 1990, arrive devant notre porte un camion qui livrait
… deux palettes de Single Malt 1975, de la distillerie Glen Garioch, que nous n’avions pas commandées.
Les papiers que le chauffeur nous présentait mentionnaient
« free of charge ». (gratis, en Anglais dans le texte)
Une lettre jointe nous indiquait qu’il s’agissait d’un cadeau de Morisson Bowmore Distillers,
qui, connaissant notre goût pour les whiskies de
caractère, avait décidé de nous offrir les deux
derniers « Hogshead » du millésime 1975 de Glen
Garioch qui leurs restaient en stock. Ils nous remerciaient ainsi pour
notre travail sur Bowmore en France.
Tandis que jusqu’en 1978, Glen Garioch distillait un whisky
tourbé, celui-ci est ensuite devenu d’un goût
classique pour la région, non tourbé par
conséquent. On nous offrait une sorte de relique de ce
passé où beaucoup de Highlands étaient
fumés.
Qui a déjà reçu deux palettes de whisky de malt en
cadeau ? Séance tenante, la nouvelle fait le tour des bureaux,
et bientôt le camion se trouve encerclé par tout ce qui
est en âge de boire dans le secteur. Personne ne voulait manquer
une seconde de cet événement insolite.
Nous désignons le plus sobre d’entre nous pour
procéder à la vérification de la marchandise, et
sortir un échantillon de notre cadeau du véhicule
toujours immobilisé.
La bouteille extraite n’était pas étiquetée.
On en sort une autre, toujours pas d’étiquette. On ouvre
d’autres cartons, aucune bouteille n’est revêtue du
morceau de papier réglementaire qui, seul, pouvait garantir
l’authenticité du breuvage qui nous était offert.
Heureusement que la douane n’avait pas inspecté cette
expédition ! (Si vous ne croyez pas, la photo jointe prouve mes
dires à l’évidence).
Il ne restait que l’examen gustatif pour juger de la
qualité de ces flacons illégaux et de la
véracité des documents que le chauffeur nous tendait
toujours, commençant à désespérer de
pouvoir repartir rapidement, à la fois agacé et
intrigué par le délai qu’imposaient ces
opérations insolites, et la vingtaine de personnes qui y
assistaient. On finit quand même par décharger et laisser
partir ce brave homme. Il devenait vital d’éviter les
témoins...
Réunion générale ! et dégustation sur le
coup de midi. Tant pis pour ce qui était prévu. Primum
bibere ! (« d’abord boire ! » : expression qui
vaudrait d’être immémoriale et de dater la
découverte de l’alambic, mais que j’ai
inventé tout à l’heure.)
Il reste quelques bouteilles de ce malt unique. Je vous invite à
revivre avec moi la suite de ce jour mémorable, en
regoûtant ce qui, vous verrez, est à tout le moins un
précieux liquide.
Une lueur de curiosité gourmande aiguisée par
l’absence d’étiquettes se lit dans les regards, et,
dès que l’homme de service a servi tout le monde (nous
sommes 20), chacun se livre à son rythme au
cérémonial de la dégustation avec
l’appréhension et la ferveur de l’archéologue
en extase devant sa dernière trouvaille juste sortie de terre.
Extase ! Une belle couleur
à dominante ambrée. Elle semble être celle
d’un mélange synergique d’où sortent des
rayons furtifs de tonalités contradictoires : orangés,
verts, marron clair, jaunes paille. Une couleur concrète.
Feuillage d’automne. Elle annonce sans aucun doute un produit
terrien et complexe, appelant à la réflexion, une
synthèse d’arômes plus qu’un goût.
Le nez très
lisse confirme la couleur : de la tourbe, des notes viandées, du
coriandre, des fleurs, du chocolat peut être, un je ne sais quoi
de rugueux et roboratif. L’odeur évolue et laisse juste
percer un vanillé subtil. Des éclats de prune sortent
aussi de loin en loin de cet ensemble contradictoire
sucré-salé. Mélange de raffinement et de
sauvagerie, avec l’odeur austère et presque sulfureuse de
la tourbe des Highlands voisinant celle, aérienne et
fraîche, de la rose.
Devant un phénomène pareil, la curiosité fait
place vite place au respect. On se concentre pour ne rien manquer des
fragrances qui se bousculent aux narines. La pièce se remplit
des fins effluves que le whisky exhale. Petit à petit
l’étonnement nous envahit. On sort du réel,
l’atmosphère devient quasi-mystique. Les mouches se posent.
Garde à vous ! On met en bouche
une noisette de cet esprit de malt. Une attaque franche sur la
viande et la fleur mêlées d’épices laisse
place à une puissante note tourbée qui monte
progressivement et se développe jusqu’en fin de bouche,
à la limite de dominer le reste.
Des impressions exquises mais fugaces de fleurs, de prune et
d’épices - muscade, coriandre, une once de chocolat -
jouent parmi nos papilles comme se succédaient à nos yeux
les reflets colorés de ce whisky. La note viandée essaie
de rendre soyeux cet ensemble indomptable mais finalement
très équilibré. Une interminable et vigoureuse finale de tourbe, de muscade et de fleurs met le point d’orgue à cette symphonie.
L’ensemble est clairement un vigoureux produit de la terre,
sauvage, rustique, patiné et dompté par un élevage
admirablement conduit. De superbes dissonances aromatiques. Une
pièce de Georges Gershwin.
On dit que les Highlands d’autrefois étaient
tourbés : s’ils étaient comme celui-ci, on attend
avec impatience de pouvoir les savourer à nouveau.
Plusieurs distilleries des Highlands ont en effet succombé
récemment à la tentation délicieuse de ce retour
aux origines par suite de besoins commerciaux certes, mais
légitimés – ô combien - par la qualité
hors du commun de ce produit du passé.
Faut il donner une note ? je mettrai un sévère 18,5/20,
afin de garder un peu de marge pour des millésimes plus anciens
de Glen Garioch qui se trouveraient sur le marché, ou encore
pour Brora, un autre Highland vestige produit lui aussi à
partir d’orge maltée tourbée. Je suis sûr que
Serge ne me démentira pas.
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Invité
de
whiskycircus - Mercredi 24 mai 2006
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Régis
Bourgine!
Voilà un
passionné, un vrai! Depuis 1985, il déniche ses
vins (il est lui-même vigneron) et bien sûr les
whiskies qui seront sélectionnés collectivement.
C'est aux Caves de
Bécon à Courbevoie que
Régis et son équipe de professionels vous
accueilleront chaleureusement. Merci Régis!
Single Malt Guillon (France
- site ici)
46% finition Maury
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Moi,
j'aime bien le
cochon, pas celui qui se tient mal à table ou qui se
comporte comme un goujat en société, mais le vrai
cochon, celui qu'on élève et puis qu'on mange !
L'élevage d'abord,
doit être traditionnel, en liberté et avec une
alimentation variée, le cochon est omnivore, ne pas l'oublier
Tout autre forme
d'élevage est stressante pour lui, source de pollution pour
les nappes phréatiques et les cours d'eau, sans parler de
nos narines !
Stress également
pour
le producteur, pour mémo, cours du porc sur pieds au
18/05/06: 1,141 €/kg, soit une hausse de 0,002
€/dernière cotation. Moyenne
sur 12 mois: 1,177. Mais ces
chiffres cachent une
baisse constante des cours depuis une dizaine d'années.
Bref du bon vrai cochon, de
chez nous ou du Sud des
Pyrénées.
Souvenir ému d'une
fesse grillée à Chagny,
Mémoire
brûlante d'un boudin tout frais du côté
de Lourdes,
Papilles qui salivent en
pensant
aux tranches de jambon cru de Monsieur Ménini, vers Vic sur
Cère, minimum 6 mm d'épaisseur la tranche, sinon
"ça se goûte pas",
L'émouvante carte
postale que cette journée consacrée au Pieds de
cochon, dans sa capitale mondiale,
La belle digestion des tripes
cuites sur le poêle à bois pendant une
journée, en début de printemps jurassien,
L'image teintée
d'émotion de "pépère Fiquet" qui avait
fait sa célèbre terrine pour notre venue,
La riche saveur des
pâtés des cousines, là haut, aux
confins de la Haute Loire, de l'Ardèche et de la
Lozère,
Les côtes, dans
l'échine attention hein, que je fais griller pour des
tablées de 8 à 15 lors de mes séjours
de chantiers à Lancié
Bref, moi, c'est le cochon. Mon
esprit d'analyse si connu, mon incessant besoin de replacer les choses
dans une perspective historico-sociale, m'ont fait me replonger aux
origines de ce lien ,
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si courant dans
notre pays, entre l'homme et le cochon. Je
me
suis donc planté devant ma bibliothèque et j'ai
décidé de m'attaquer à La Collection
référente historiquement : Les aventures
d'Astérix le Gaulois ( Editions Dargaud, puis
Albert-René ) Ces
sangliers omniprésents m'auraient donné
faim
si je ne venais de sortir de table, sangliers...... mais
c'est bien sur !
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Le magnifique sanglier qui orne l'élégante (
enfin pour tonton Marcel et tata Simone hein... ) étiquette
du Guillon 46%vol, finition Maury me faisait un appel du groin.
Je verse donc la dose de
dégustation propre à soutenir une lecture si
ardue, soit environ 3 cl.
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Nez
de fruits secs,
des céréales grillées du petit
déjeuner des enfants, de cannelle un peu rance, de poivre
blanc avec une touche de bois.
L'attaque est doucereuse,
plutôt molle, d'un fruité un peu
poussiéreux
la bouche est maigre,
fuyant sur des notes de seigle, de vodka qui piquent un peu
la finale est
persistante, sur
des notes de roses fanées qu'on retrouve en
rétro-olfaction.
Bref, j'avais meilleur
souvenir
des premiers lots de cette version et je pense maintenant, avec le
recul nécessaire à la mise en
perspective de l'analyse historique que Panoramix ne l'aurait
pas utilisé pour sa potion magique.
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Invité
de
whiskycircus - Lundi 17 avril 2006
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Serge
Valentin!
On ne
présente plus le membre
des MaltManiacs, grand rédacteur de
notes de
dégustation devant l'éternel. Retrouvez ses
commentaires (en anglais) sur son site
Whiskyfun.
Merci pour ta
participation Serge;)
Inchgower
1967/1988
46%, Moon Import 'The Costumes', butt #788, 556
bottles
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Sans
doute certains s’attendaient-ils à ce
que je choisisse un autre malt – par exemple un Brora, un
vieux Clynelish ou un Ardbeg – mais j’ai
préféré cet Inchgower, ce pour
plusieurs
raisons. D’abord, Inchgower fait partie de ces distilleries
obscures, qui n’attirent que peu l’attention des
amateurs. Elle n’est pas sur Islay, n’a pas
été réduite au silence lors des vagues
de
fermeture des années 80, n’est que rarement
disponible en embouteillage officiel (gage de
notoriété), et est par conséquent loin
d’être un « blue chip ». Et
pourtant, il
y eut de merveilleux Inchgower (et quelques versions pas
terrible-terrible, il faut bien l’avouer). Ensuite, cette
version a été distillée dans les
années 60, et Dieu sait que nombre de malts merveilleux
proviennent des années 60. Et puis,
l’embouteilleur
est Italien, et les Italiens ont joué un rôle
fondamental dans l’histoire des single malts,
puisqu’ils ont été les premiers, avant
les
Ecossais eux-mêmes, à chanter les louanges de ce
breuvage et à l’importer. Peut-être
aussi les
premiers à fabriquer des faux, d’ailleurs. Il
s’agit aussi d’une version
élevée dans
d’authentiques fûts de Xérès
(sherry),
et ces derniers sont en voie de disparition. Et enfin,
l’étiquette est superbe, et montrer des costumes
d’Indiens sur une étiquette de whisky
relève
d’un sens de l’innovation quelque peu
débridé. Je préfère cela
à une
tête de cerf, pas vous ? Mais assez de bavardage,
dégustons maintenant cet Inchgower, si vous le voulez
bien… (désolé de ne vous offrir
qu’un
plaisir par procuration – et aussi un peu de
maltopornographie, version whisky-esque de
l’oenopornographie qui sévit dans les clubs de vin
et les revues spécialisées du monde
entier.)
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Couleur
: ambre profond – un vrai bijou de
grand-mère. Nez
:
beaucoup de vivacité dès le début,
avec un
peu de caoutchouc (chambre à air de bicyclette), typique
de beaucoup de versions « Xérès
». Ces notes un peu perturbantes disparaissent
cependant rapidement, pour laisser place à des
arômes de torréfaction, de fruits secs
(gâteau
de Noël anglais ou américain) et de chocolat
–
ne me demandez pas de quelle marque. Notes de praliné
chaud, de capuccino, ainsi que des touches fumées assez
marquées - Inchgower employait un malt plutôt
tourbé à l’époque. Le malt
devient
ensuite assez viandé, avec des notes de gibier, de sauce
soja, de livèche (cette plante qui sent le Maggi mais dont
pas un seul gramme n’entre dans la composition), de
vinaigre balsamique (le vrai, hein, pas la catastrophe en
bouteille que l’on nous vend dans les
supermarchés)… |
Il
s’agit d’un
développement très classique pour un
très bon vieux
« Xérès ». Arrivent
enfin des notes résineuses, de cire d’abeille, de
ruche (à vérifier en prenant ses
précautions), de cuir fraîchement ciré,
d’oranges amères… Vraiment
très bon,
notamment en raison de ces surprenantes notes fumées. Bouche :
l’attaque est étonnamment aérienne,
dénuée de toute lourdeur. Ce n’est pas
un
sherry falstaffien comme beaucoup d’autres. Certes, il y a
beaucoup de marmelade d’orange (de chez Robertson’s
!), de fruits confits, de notes de vieux rhum, de fumé,
mais aussi quelque chose d’assez vif (sucre glace) pour
équilibrer le tout. Arrivent ensuite les notes de poudre
de cacao (Van Houten bien sûr), de liqueurs de fruits
(Mandarine Impériale), de marrons
glacés… Le
milieu de bouche est un tout petit peu plus faible, manquant un
peu de mâche (rien d’inquiétant
cependant)… Et enfin arrivent le classique café,
le
chocolat à la liqueur, les épices à
vin
chaud, le gâteau légèrement
brûlé… La
finale, quant à elle, est plutôt
longue, sur
les fruits cuits, avec quelque chose de terreux. Elle est
relativement asséchante en raison des tannins qui
commencent à s’exprimer avec une vigueur toute
syndicale (pas de politique !) Pour résumer, il
s’agit d’un « sherry monster »
très typé oloroso, offrant néanmoins
un bel
équilibre, un peu dans la lignée des plus
anciennes
versions du Macallan Gran Reserva. Un style que chacun devrait
essayer de découvrir avant qu’il ne disparaisse
à tout jamais, englouti par l’action
conjuguée des législateurs espagnols, des
compteurs
de haricots écossais et des tourbophiles du monde
entier… Ma note :
90
points (mais il aurait recueilli quelques points de plus
si la bouche avait été un peu plus «
charnue
» et la finale légèrement moins
asséchante).

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Bienvenue
|
...sur
Whiskycircus!
Un nouveau
site sur le whisky… et pour quoi faire ? Y’en a
pas
assez comme ça ? L’idée a
germé dans
nos petits cerveaux imbibés de tourbe au cours
d’un
Brorainstorming acharné. Notre constat : de nombreux
dégustateurs amateurs ou professionnels aiment faire part
des différents arômes qu’ils retrouvent
dans
leur whisky ou des sensations que celui-ci leur
procure.
Ces
commentaires écrits ou oraux sont le plus souvent
très sérieux, mais parfois drôles
(volontairement ou non…), très imagés,
voire
carrément poétiques ou franchement intrigants.
Leur
point commun : quand ils émanent de vrais amoureux du
whisky, ils sont toujours le reflet de la passion qui nous anime
tous...
...SUITE
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