Kriek De Cam sur le Web - mercredi 21 juin 2006
Hop, on va parler d'une kriek cette fois ci, la kriek De Cam en l'occurence.

Karel Gosseau, le « chef » de De Cam est un coupeur de lambic, ce qui signifie qu'il ne brasse pas lui même son lambic, mais qu'il l'achète à des brasseries voisines pour prendre en charge le vieillissement et l'adjonction des cerises dans le tonneau. Un peu facile me direz vous, il pourrait se fouler un peu plus et brasser lui même le saligaud. Et je répondrai non non pas du tout, car son véritable métier  est maître brasseur chez Slaghmuylder, sympathique brasserie belge qui produit la série des Witkap.
Karel Goddeau ne s'occupe donc de De Cam que les week end, presque bénévolement étant donné que personne n'est jamais devenu maître du monde en vendant des lambics.
Revenons en à cette kriek. Pour l'aspect visuel je vous renvoie à la merveilleuse photo non loin, où les plus perspicaces pourront noter que cette bière est joliment rouge/marron et ne mousse pas du tout. Le côté légèrement trouble vient de la non filtration et du gros paquet de levure au fond, ne vous inquiétez pas c'est bon quand même !

Pour le reste, c'est une tuerie™, l'une des meilleures krieks que j'aie goûté à ce jour. Le goût de noyau si souvent présent se fait ici relativement discret, ce qui en soi n'est pas un gage de qualité, mais en l'occurence cela permet au fruité de triompher, la cerise est bel et bien là dans sa quintessence, et l'acidité inhérente à ce type de boissons, qui peut à la longue être écoeurante, est parfaitement balancée. Du coup, le verre plein est vite vide, on peut le plaindre... Et l'on regrette le manque total de distribution de cette bière, vaguement trouvable dans les environs de Bruxelles...

la note : 2/2


Trappiste Rochefort 8 (ou plus)
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lundi 15 mai 2006
Hop, une nouvelle trappiste, la Rochefort 8, ça le fait. Ca ressemble à ça :

Une bière brune relativement claire, un peu trouble car pleine de levures.  Grosse mousse crémeuse Nez : Ca sent très bon le malt torréfié.
Bouche : Un goût super équilibré, légèrement sucré, amertume de houblon, avec une grosse intensité de malt torréfié.On sent les petites levures qui se baladent, et qui contribuent à la grosse densité de la bière. La finale est un peu chocolatée (miam).
Total success en quelque sorte. Les Rochefort font partie des bières les plus goûtues de Belgique, entre autres parce qu'elles contiennent la dose de levure.
La refermentation en bouteille permet au petit facétieux qui verse l'intégralité de la bouteille dans son verre de bénéficier d'un bon début de repas en mangeant toutes les levures musclées qui s'y trouvaient. Ceci dit, on peut y trouver quelques inconvénients, en particulier les Rochefort ont tendance à être parfois un peu écoeurantes, surtout en plein été.

A noter, une petite anecdote fort amusante : la Rochefort 8 titre 9.2°. Les moines la brassant ont trop picolé, me direz vous. Je vous répondrai que ça ne regarde qu'eux, mais que le 8 indiqué sur la bouteille n'est pas le degré d'alcool, mais le degré belge, ou la quantité de sucre présente dans le moût à la fin du brassage, unité de mesure tombée dans l'oubli, et vaguement proportionnelle au degré d'alcool. Incroyable, non? Ah oui, une note : 17/20. Enfin, les notes, hein...

La Gueuze Boon (Boon tchak)
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mercredi 25 avril 2006
La gueuze Boon, c'est un classique dans le genre. C'est pourtant une des plus récentes brasseries de Lambic, qui n'a produit sa première gueuze qu'en 1990. En fait, la principale qualité de cette bière, c'est de réaliser une union assez judicieuse entre authenticité et accessibilité. Authenticité, parce qu'il s'agit d'une vraie gueuze traditionnelle, loin loin des lambics industriels pas bons du tout, et accessibilité, parce que la gueuze Boon est moins agressive au palais du non initié que la Cantillon par exemple. Et hop, j'enchaîne sur un commentaire de dégustation digne des plus grands auteurs à ce sujet, attention messieurs Michael Jackson, Maître Kanter, et autres ténors du journalisme brassicole, me voici !
Couleur typique des gueuzes (voir la photo, je ne sais pas trop la décrire) et fort dégagement gazeux qui débouche sur une grosse quantité de mousse relativement persistante. Nez classique de gueuze, on peut pas dire que ça sente bon, au contraire ça laisse plutôt une impression de renfermé. Ca poke quoi. En bouche, l'acidité est assez prononcée, mais laisse néanmoins la place à un fruité assez marqué sur la pomme, et un bel équilibre se crée. Un léger côté boisé également, et on pense parfois au cidre ou au champagne. En plus de sa richesse de goût, la bière fait preuve d'un côté rafraîchissant très agréable. Pour être honnête, je ne pense pas que ce soit la meilleure gueuze ; Cependant, sa distribution correcte, son conditionnement en petites bouteilles de 25 cl pratiques pour une personne, et finalement sa bonne qualité d'ensemble font que c'est l'une des bières sur lesquelles je reviens le plus souvent, toujours avec plaisir. Du coup, et vu que la côte des Orval a grimpé en flèche depuis mon dernier commentaire, je préfère ne pas lui mettre de note, c'est plus prudent pour moi, mes stocks sont à plat...

L'Orval, je la veux bien!
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lundi 17 avril 2006
Oh, coup bas, voilà que je dois faire une note de bière avec un thème imposé par mes deux collègues... Va pour l'Orval donc, ça ira, je connais, on va faire vite :
Couleur : Orange, mousse abondante et persistante.
Nez : houblon (pas savon comme diraient certains esprits égarés)
Bouche : amertume de houblon

Et voilà, c'est réglé ! A la prochaine !

...
Bon, suite à une crainte de réprimandes violentes quant à cette non-chronique, je développe un peu : L'Orval est une des six bières trappistes belge. La bière est donc brassée au sein de l'abbaye, par un personnel laïc, mais sous la responsabilité des moines. Une seule bière est brassée et commercalisée par l'abbaye, ambrée, et titrant 6.2 ° d'alcool. Attention toutefois, au moment de la mise en bouteille la bière titre plutôt 5.2°, mais au bout de quelques années de vieillissement elle titre 7.2° sous l'effet d'une seconde fermentation en bouteille; une subtile moyenne arithmétique a donc amené au 6.2° figurant sur la bouteille, pour plus d'informations sur le calcul contacter Sacha.

Et maintenant, retour sur la synthétique note de dégustation du début : s'il fallait un mot pour décrire le goût de l'Orval, c'est houblon. Tout se développe autour, depuis des arômes fruités au nez (vaguement pomme), jusqu'à une amertume assez top en bouche. Pas forcément la bière la plus facile à apprivoiser, assez atypique même, l'Orval n'en est pas moins une des meilleures, voire la meilleure pour certains.

Entre autre qualités, parfait équilibre, vieillissement positif (jusqu'à 10 ans, développement, le goût de levure allant en s'amplifiant, avant une madérisation), versatilité qui autorise sa consommation à tout moment et par tout temps, bouteille ambiance art-déco,  la liste est longue...

 Voilà voilà, on ne m'a pas briefé à ce sujet, je ne sais donc pas si je dois noter cette bière. Dans le doute, je lui mettrai 95, sans crainte que les prix ne s'envolent sur Ebay, je ne m'appelle pas Serge!

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Ich Mag Bier...
De la bière dans mon whisky

Ben voui.. Avant de devenir whisky, notre breuvage favori passe dans d'énormes cuves appelées "washback" dont le résultat est proche, après fermentation,  de la bière .

Notre  ami Benoit est tombé dedans quand  il était petit. Maintenant il vous propose ses commentaires.

Washback

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