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Invité
de
whiskycircus - Mercredi 24 mai 2006
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Régis
Bourgine!
Voilà un
passionné, un vrai! Depuis 1985, il déniche ses
vins (il est lui-même vigneron) et bien sûr les
whiskies qui seront sélectionnés collectivement.
C'est aux Caves de
Bécon à Courbevoie que
Régis et son équipe de professionels vous
accueilleront chaleureusement. Merci Régis!
Single Malt Guillon (France
- site ici)
46% finition Maury
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Moi,
j'aime bien le
cochon, pas celui qui se tient mal à table ou qui se
comporte comme un goujat en société, mais le vrai
cochon, celui qu'on élève et puis qu'on mange !
L'élevage d'abord,
doit être traditionnel, en liberté et avec une
alimentation variée, le cochon est omnivore, ne pas l'oublier
Tout autre forme
d'élevage est stressante pour lui, source de pollution pour
les nappes phréatiques et les cours d'eau, sans parler de
nos narines !
Stress également
pour
le producteur, pour mémo, cours du porc sur pieds au
18/05/06: 1,141 €/kg, soit une hausse de 0,002
€/dernière cotation. Moyenne
sur 12 mois: 1,177. Mais ces
chiffres cachent une
baisse constante des cours depuis une dizaine d'années.
Bref du bon vrai cochon, de
chez nous ou du Sud des
Pyrénées.
Souvenir ému d'une
fesse grillée à Chagny,
Mémoire
brûlante d'un boudin tout frais du côté
de Lourdes,
Papilles qui salivent en
pensant
aux tranches de jambon cru de Monsieur Ménini, vers Vic sur
Cère, minimum 6 mm d'épaisseur la tranche, sinon
"ça se goûte pas",
L'émouvante carte
postale que cette journée consacrée au Pieds de
cochon, dans sa capitale mondiale,
La belle digestion des tripes
cuites sur le poêle à bois pendant une
journée, en début de printemps jurassien,
L'image teintée
d'émotion de "pépère Fiquet" qui avait
fait sa célèbre terrine pour notre venue,
La riche saveur des
pâtés des cousines, là haut, aux
confins de la Haute Loire, de l'Ardèche et de la
Lozère,
Les côtes, dans
l'échine attention hein, que je fais griller pour des
tablées de 8 à 15 lors de mes séjours
de chantiers à Lancié
Bref, moi, c'est le cochon. Mon
esprit d'analyse si connu, mon incessant besoin de replacer les choses
dans une perspective historico-sociale, m'ont fait me replonger aux
origines de ce lien ,
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si courant dans
notre pays, entre l'homme et le cochon. Je
me
suis donc planté devant ma bibliothèque et j'ai
décidé de m'attaquer à La Collection
référente historiquement : Les aventures
d'Astérix le Gaulois ( Editions Dargaud, puis
Albert-René ) Ces
sangliers omniprésents m'auraient donné
faim
si je ne venais de sortir de table, sangliers...... mais
c'est bien sur !
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Le magnifique sanglier qui orne l'élégante (
enfin pour tonton Marcel et tata Simone hein... ) étiquette
du Guillon 46%vol, finition Maury me faisait un appel du groin.
Je verse donc la dose de
dégustation propre à soutenir une lecture si
ardue, soit environ 3 cl.
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Nez
de fruits secs,
des céréales grillées du petit
déjeuner des enfants, de cannelle un peu rance, de poivre
blanc avec une touche de bois.
L'attaque est doucereuse,
plutôt molle, d'un fruité un peu
poussiéreux
la bouche est maigre,
fuyant sur des notes de seigle, de vodka qui piquent un peu
la finale est
persistante, sur
des notes de roses fanées qu'on retrouve en
rétro-olfaction.
Bref, j'avais meilleur
souvenir
des premiers lots de cette version et je pense maintenant, avec le
recul nécessaire à la mise en
perspective de l'analyse historique que Panoramix ne l'aurait
pas utilisé pour sa potion magique.
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Invité
de
whiskycircus - Lundi 17 avril 2006
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Serge
Valentin!
On ne
présente plus le membre
des MaltManiacs, grand rédacteur de
notes de
dégustation devant l'éternel. Retrouvez ses
commentaires (en anglais) sur son site
Whiskyfun.
Merci pour ta
participation Serge;)
Inchgower
1967/1988
46%, Moon Import 'The Costumes', butt #788, 556
bottles
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Sans
doute certains s’attendaient-ils à ce
que je choisisse un autre malt – par exemple un Brora, un
vieux Clynelish ou un Ardbeg – mais j’ai
préféré cet Inchgower, ce pour
plusieurs
raisons. D’abord, Inchgower fait partie de ces distilleries
obscures, qui n’attirent que peu l’attention des
amateurs. Elle n’est pas sur Islay, n’a pas
été réduite au silence lors des vagues
de
fermeture des années 80, n’est que rarement
disponible en embouteillage officiel (gage de
notoriété), et est par conséquent loin
d’être un « blue chip ». Et
pourtant, il
y eut de merveilleux Inchgower (et quelques versions pas
terrible-terrible, il faut bien l’avouer). Ensuite, cette
version a été distillée dans les
années 60, et Dieu sait que nombre de malts merveilleux
proviennent des années 60. Et puis,
l’embouteilleur
est Italien, et les Italiens ont joué un rôle
fondamental dans l’histoire des single malts,
puisqu’ils ont été les premiers, avant
les
Ecossais eux-mêmes, à chanter les louanges de ce
breuvage et à l’importer. Peut-être
aussi les
premiers à fabriquer des faux, d’ailleurs. Il
s’agit aussi d’une version
élevée dans
d’authentiques fûts de Xérès
(sherry),
et ces derniers sont en voie de disparition. Et enfin,
l’étiquette est superbe, et montrer des costumes
d’Indiens sur une étiquette de whisky
relève
d’un sens de l’innovation quelque peu
débridé. Je préfère cela
à une
tête de cerf, pas vous ? Mais assez de bavardage,
dégustons maintenant cet Inchgower, si vous le voulez
bien… (désolé de ne vous offrir
qu’un
plaisir par procuration – et aussi un peu de
maltopornographie, version whisky-esque de
l’oenopornographie qui sévit dans les clubs de vin
et les revues spécialisées du monde
entier.)
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Couleur
: ambre profond – un vrai bijou de
grand-mère. Nez
:
beaucoup de vivacité dès le début,
avec un
peu de caoutchouc (chambre à air de bicyclette), typique
de beaucoup de versions « Xérès
». Ces notes un peu perturbantes disparaissent
cependant rapidement, pour laisser place à des
arômes de torréfaction, de fruits secs
(gâteau
de Noël anglais ou américain) et de chocolat
–
ne me demandez pas de quelle marque. Notes de praliné
chaud, de capuccino, ainsi que des touches fumées assez
marquées - Inchgower employait un malt plutôt
tourbé à l’époque. Le malt
devient
ensuite assez viandé, avec des notes de gibier, de sauce
soja, de livèche (cette plante qui sent le Maggi mais dont
pas un seul gramme n’entre dans la composition), de
vinaigre balsamique (le vrai, hein, pas la catastrophe en
bouteille que l’on nous vend dans les
supermarchés)… |
Il
s’agit d’un
développement très classique pour un
très bon vieux
« Xérès ». Arrivent
enfin des notes résineuses, de cire d’abeille, de
ruche (à vérifier en prenant ses
précautions), de cuir fraîchement ciré,
d’oranges amères… Vraiment
très bon,
notamment en raison de ces surprenantes notes fumées. Bouche :
l’attaque est étonnamment aérienne,
dénuée de toute lourdeur. Ce n’est pas
un
sherry falstaffien comme beaucoup d’autres. Certes, il y a
beaucoup de marmelade d’orange (de chez Robertson’s
!), de fruits confits, de notes de vieux rhum, de fumé,
mais aussi quelque chose d’assez vif (sucre glace) pour
équilibrer le tout. Arrivent ensuite les notes de poudre
de cacao (Van Houten bien sûr), de liqueurs de fruits
(Mandarine Impériale), de marrons
glacés… Le
milieu de bouche est un tout petit peu plus faible, manquant un
peu de mâche (rien d’inquiétant
cependant)… Et enfin arrivent le classique café,
le
chocolat à la liqueur, les épices à
vin
chaud, le gâteau légèrement
brûlé… La
finale, quant à elle, est plutôt
longue, sur
les fruits cuits, avec quelque chose de terreux. Elle est
relativement asséchante en raison des tannins qui
commencent à s’exprimer avec une vigueur toute
syndicale (pas de politique !) Pour résumer, il
s’agit d’un « sherry monster »
très typé oloroso, offrant néanmoins
un bel
équilibre, un peu dans la lignée des plus
anciennes
versions du Macallan Gran Reserva. Un style que chacun devrait
essayer de découvrir avant qu’il ne disparaisse
à tout jamais, englouti par l’action
conjuguée des législateurs espagnols, des
compteurs
de haricots écossais et des tourbophiles du monde
entier… Ma note :
90
points (mais il aurait recueilli quelques points de plus
si la bouche avait été un peu plus «
charnue
» et la finale légèrement moins
asséchante).

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Bienvenue
|
...sur
Whiskycircus!
Un nouveau
site sur le whisky… et pour quoi faire ? Y’en a
pas
assez comme ça ? L’idée a
germé dans
nos petits cerveaux imbibés de tourbe au cours
d’un
Brorainstorming acharné. Notre constat : de nombreux
dégustateurs amateurs ou professionnels aiment faire part
des différents arômes qu’ils retrouvent
dans
leur whisky ou des sensations que celui-ci leur
procure.
Ces
commentaires écrits ou oraux sont le plus souvent
très sérieux, mais parfois drôles
(volontairement ou non…), très imagés,
voire
carrément poétiques ou franchement intrigants.
Leur
point commun : quand ils émanent de vrais amoureux du
whisky, ils sont toujours le reflet de la passion qui nous anime
tous...
...SUITE
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